La sexualité est un univers fascinant à propos duquel on n’a pas fini d’en apprendre. Sylvie Lavallée, sexologue membre de l’Association des sexologues du Québec et de l’Institut canadien de sexoanalyse, démêle le vrai du faux! Bonne lecture!
Je ne crois pas. Les pénis sont généralement dotés de vaisseaux adaptés à leur grosseur et à leur longueur. Les hommes bien membrés sont capables d’obtenir de très bonnes érections.
2 - Pourquoi les hommes ont-ils des érections spontanées?
C’est plus fréquent chez les jeunes, et il s’agit d’un signe de santé. Cela signifie que le gars devient facilement excité et qu’il n’a pas de dysfonction sexuelle.
C’est plus fréquent chez les jeunes, et il s’agit d’un signe de santé. Cela signifie que le gars devient facilement excité et qu’il n’a pas de dysfonction sexuelle.
Cette courbe peut être due à la maladie de La Peyronie, qui se corrige grâce à la chirurgie. Si la courbure est apparue récemment, on recommande de consulter un neurologue, mais si le pénis a toujours été courbé, cela signifie que le gars est ainsi fait.
C’est plutôt rare, mais ça arrive parfois à cause du frottement contre un bijou ou un accessoire. Par exemple, si un homme se stimule entre les seins de sa partenaire et qu’elle porte une chaîne, une rupture du frein peut survenir. Le stérilet peut aussi occasionner une telle blessure. Cette dernière se guérit souvent toute seul, à condition que l’homme évite les relations sexuelles pendant quelque temps.
Oui. Une chirurgie permet de poser une rallonge pénienne à la racine du sexe. Cependant, le changement est souvent assez discret. Je ne crois donc pas que ça vaille la peine de passer sous le bistouri, sauf pour ceux qui sont dotés d’un micropénis.
Absolument pas! Ce serait prêter au sexe de très «mauvaises intentions» et faire preuve d’un non-respect de soi-même. Malheureusement, on n’a pas toujours de nobles intentions quand on veut baiser, et la notion de «devoir conjugal» existe encore en 2012.
Beaucoup de femmes n’aiment pas leur vagin. C’est certain que ce dernier a une odeur, tout comme le pénis, le sperme et la sueur. La femme peut donc prendre une douche avant la relation, mais elle doit aussi croire son partenaire lorsqu’il lui dit qu’il aime cette pratique et que ça l’excite.
Sans tenter de le persuader, on peut l’encourager en lui expliquant qu’il ne s’agit pas d’une plaie ouverte et qu’on n’est pas malade. Et puisque l’eau arrête le flux menstruel, on peut commencer les attouchements dans le bain ou la douche.
Le week-end, on vit moins de stress. C’est souvent pour ça que bien des couples attendent le samedi pour faire l’amour. Si cette routine ne nous convient pas, il faut en discuter avec notre partenaire et nous réserver du temps pour notre couple, et ce, même la semaine.
C’est non seulement normal, mais nécessaire, surtout que, souvent, on a envie de choses différentes selon nos humeurs ou le moment.
Il faut d’abord se libérer de ses complexes. Chez les femmes, ils sont surtout liés aux seins, au ventre, aux fesses et aux cuisses. Si on a du poids à perdre, on se prend en main et on s’entraîne. Une fois qu’on a réglé notre problème, on commence à faire l’amour à la lueur d’une chandelle ou d’une veilleuse. Mais il faut aussi croire ce que notre conjoint nous dit: s’il aime nos seins, il faut arrêter de s’en faire.
Il faut d’abord écouter ses raisons. Puis, si on est ouverte à cette idée, on se crée un «code de conduite» à respecter, puis on se rend dans un lieu où les échangistes se rencontrent et discutent avant de passer à l’acte. Si ça ne nous intéresse pas, on le dit et on tente de trouver un terrain d’entente.
C’est souhaitable, pourvu que ce soit réalisable. Or, tout ne doit pas se dire: on a droit à notre jardin secret. On a tous un «côté sombre» dans notre sexualité.
C’est à l’homme de s’occuper de ça, pas à nous! Il doit saisir la notion de «pénis au repos dans le vagin». Il doit prendre le temps de bien respirer et de décontracter ses muscles. La position de la cavalière, où l’homme est passif, aide à retarder l’éjaculation. Finalement, la sexothérapie est très utile quand il s’agit d’aborder cette question.
Il est préférable de dire qu’on ne ressent rien. Si une femme simule le plaisir à l’occasion d’une baise d’un soir, ce n’est pas si grave. Toutefois, si elle vit une relation sérieuse, ce n’est pas sain et c’est dommage de mentir à l’autre ainsi qu’à à soi-même.
Oui. On doit valoriser la discussion postcoït. Après l’amour, bien des gens se lèvent automatiquement pour aller aux toilettes ou pour s’essuyer. Il est bon de se lover quelques instants et de communiquer ce qu’on a ressenti ou apprécié pendant la relation sexuelle.
Personne n’est à l’aise avec le fait que son conjoint aille aux danseuses ou consomme de la pornographie. Si notre chum y va par compulsion, c’est menaçant et il faut y voir. Mais s’il y va de temps à autre, avec des amis, il faut faire la part des choses.
La pornographie est efficace sur le plan de l’excitation, tant pour l’homme que pour la femme. Si on visionne ce genre de films à l’occasion, ça peut être intéressant, mais si notre partenaire a absolument besoin de porno pour être excité, là, il y a problème.
Tout le monde s’entend sur la nécessité de porter le condom. Toutefois, son installation impose, dès le début, une barrière psychologique qui «brime» la spontanéité. On essaie de s’abandonner, d’entrer dans une autre dimension, mais dès que la passion est à son apogée, il faut revenir sur terre et penser au condom.
Honnêtement, non. Désir et amour ne vont pas nécessairement de pair. Quand on perd la capacité de fantasmer sur l’autre, il est très rare que ça revienne.
Non. Les rêves et les fantasmes sont un signe de santé sexuelle. Souvent, notre esprit fait simplement le «ménage» de tout ce qu’on a vu au cours de la journée. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter.
Oui. On n’a pas toujours la même capacité d’abandon, selon notre état d’esprit. Il faut être indulgente envers soi-même, se responsabiliser et savoir ce qui est nécessaire pour qu’on parvienne à «décrocher»: un souper en tête-à-tête, un verre de vin, un bain, un massage...
On doit d’abord s’attarder au baiser. L’autre doit absolument savoir comment on aime être embrassée. Pour le reste, il faut bien se connaître soi-même et dévoiler le «mode d’emploi» à notre conjoint.
Je ne crois pas, même s’il est parfois possible que l’éjaculation soit retardée. L’éjaculation peut cependant être rétrograde (se faire à l’intérieur), à cause d’un problème de santé, par exemple.
Il ne faut pas être trop «maternante» ou penser que c’est à cause de nous. On peut essayer de conserver une atmosphère de plaisir, mais l’homme doit reprendre le contrôle de son corps et de ses fantasmes.
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